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Laurence Saboye artiste de la danse, j’écris et fabrique des objets chorégraphiques.

 

Danseuse, mes explorations m’ont menée vers d’autres pratiques, comme la performance, l’installation, la photo, l’écriture et la création textile. Je suis donc à la fois interprète et auteur.

 

Après avoir dirigé quinze ans la Compagnie Ombre & Parenthèses, créé des pièces chorégraphiques, des dispositifs pluridisciplinaires, je travaille aujourd’hui en solo et association libre.

Mes axes de recherches sont : Suspension, Ancrage, corps&textile, la création de « partitions » sensorielles et de dispositifs rassemblant pratique et théorie en une expérience commune.

L’ensemble de mon travail se centre sur la notion de poétique de la danse ce qui m’amène à recevoir le monde depuis l’expérience dansée et à lui répondre en danseuse. Je m’intéresse tout particulièrement à la notion d’états de corps en mouvements qui repose pour moi sur une approche tissulaire des corps - ce qui me permet d’entrelacer création textile, dansée et écrits.

Création, enseignement, recherche, écrit, articulent l’ensemble de mes expériences et outils : la danse, l’atelier du chorégraphe, la culture chorégraphique, la cinétographie Laban, la création textile.

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Diplômée du CNSM de Paris en Cinétographie Laban (Perfectionnement), diplômée du Cefedem-Sud en Culture chorégraphique, j’ai soutenu un mémoire sur La suspension sous la direction de Laurence Louppe.

Formée aux techniques textiles - maille, broderie et dentelle au fuseau - en formation continue à l’école Duperré à Paris et au Centre d’enseignement de la dentelle au fuseau du Puy en Velay, je crée des pièces textiles comme des partitions tactiles.​

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Quelques exemples de créations :  Mis brujerías Festival de la Piedra Chili 2023, La petite filature Installation-Atelier Centre national de la danse Paris 2022 - CRATERE scène nationale Alès 2013, Des grammes d’instants, détournement Instagram 2021, Rimbaud, la parole libérée, chorégraphie et mise en scène, Opéra Comédie Montpellier 2007, Contre l’imagination, ESBAMA Montpellier 2004, Mémoires d’empreintes CRATERE Scène nationale Alès 2002, Dialogue et confidences, Musée PAB Alès 2000, La chute des anges rebelles  Festival Musiques en Scène GRAME MAC Lyon 2000, Instants, rétrospective Nils Udo Centre d’Art Vassivière 1999, Blue Balls exposition Jean-Pierre Schneider Galerie Jacob Paris 1998.

 

Articles publiés : « Le corps du notateur », Improviser dans la danse 1999, « Instant », Explorer, habiter l’environnement 2001, « Sans titre », La danse de l’humain 2002, éd. Le Cratère. Sans titre texte hommage à Laurence Louppe revue NDD éd. Contredanse 2012. “Un atelier de l’invisible mémoire », Cahiers de Sentiers n°4, 2016.

« L’atelier, un espace privilégié de transmission de la culture chorégraphique », Recherches en danse 2017, « Que nous dit l’œuvre sur le temps ? », Actes séminaire notation Laban CN D 2020, «Transcrire les cours de Laurence Louppe », Recherches en danse 2022.

 

Ouvrages : Éclats, l’artisanat poétique d’une œuvre, avec Isabelle Dufau éd. Ressouvenances 2017. En projet d’édition: Raw, expression brute de la rage, avec Émilie Ouedraogo-Spencer et Isabelle Dufau travail réalisé avec le soutien du dispositif Aide à la Recherche et Patrimoine en Danse du CND et Permis de vivre la ville.

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Je suis membre active des dormeuses, de l’Envol des signes, et de l’aCD.

Laurence Saboye dansait avec un art de la suspension que je n’ai connu qu’à elle… avec des hésitations, comme si un mouvement-fantôme n’arrêtait pas de circuler en elle. J’évoquais en moi le corps plus que très savant de Laurence, sa culture immense. Des hésitations dûment concertées. Qui ajoutaient une grâce supplémentaire en son mouvement, comme une errance qui ne dirait pas son nom.

 

Laurence Louppe, Poétique de la danse contemporaine, la suite, éd. Contredanse, 2007.

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Laurence Saboye a déployé dans les jardins du Prieuré Saint-Cosme, résidence de Ronsard, une danse délicate, subtilement texturée et graduée de seuils internes à peine décelables. Blue Balls et Poussières d’instants égrenaient leur ponctuation nomade dans le paysage.

 

Annie Suquet, « Les danseurs jouent un bon Tours », La Croix, 29 mai 2000.

©mps
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